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Sé manman mwen ki fè diri dou i ba ti doudouille i pa ba mwen adan(wé)
Tou lé jou cé la farine frèch lan mori,roti, épi fri a pain (wé)
Ki manniè ou vlé mwen vini gro , si manman mwen pa ka ba mwen manjé(bis)
La cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France est le lieu
de culte * le plus célèbre de la Martinique. Située au cœur de Fort-de-France la cathédrale de la Martinique a une histoire
extraordinaire.En effet, elle a été détruite et reconstruite plusieurs fois. Construite en paille et fourche en 1670, elle est détruite par des Hollandais qui écumaient les mers des
Caraïbes, en 1674. (A cette époque les hollandais, les français, les anglais et les espagnols se battaient
pour posséder toutes les Antilles et le continent américain)
En 1982, elle est restaurée et par la suite elle est classée aux monuments historiques dans les années 1990 (Seuls les monuments important peuvent figurer sur cette liste comme la tour Eiffel par exemple) Depuis l'an 2000 de nombreux travaux de restaurations sont entrepris pour rendre la cathédrale plus belle (quand on restaure un bâtiment cela veut dire qu'on le repeint et que l'on effectue des réparations dessus, car les vieux bâtiments s'abîment avec le temps) * Un lieu de culte est un endroit où les gens vont pour prier leur Dieu.La cathédrale Saint-Louis porte ce nom en l'honneur du roi de France Saint-Louis appelé aussi Louis IX (1226 - 1270), dont on trouve le portrait sur tous les vitraux de la cathédrale. (Un vitrail est peinture sur verre qui décore les églises, et qui permet également de les éclairer, en effet la lumière extérieure se diffuse par les vitraux dans l'église)
Avant sa destruction en 1902, l'église du
Mouillage de Saint-Pierre était la cathédrale de la
Martinique.On l'appelait la cathédrale Notre Dame du Bon
Port en l'honneur de la Vierge des Marins. Elle a été
construite en 1855, par les ingénieurs Scheffler et Robinet
Avant la cathédrale Notre-Dame-du-Bon-Port, se trouvait la petite église du Mouillage, de style
néoclassique. Avant les travaux de restaurations et d'agrandissements, l'église du Mouillage était un édifice en croix latine , avec des bas-côtés de part et d'autre de l'abside qui se terminait
en hémicycle. Les bas-côtés s'achevaient par des absidioles en hémicycle également alors que le transept était extrêmement saillant . Le sanctuaire était séparé des bas-côtés par des colonnes
porteuses en bois d'ordre dorique. Les bas-côtés, la nef et le chœur étaient probablement voûtés. Nous pouvons supposer que les deux pièces annexes des bas-côtés servaient de sacristie et de
presbytère. L'église était renforcée par des contreforts, particulièrement vers le clocher unique qui surmontait, le premier niveau. De plus un escalier précédait l'entrée principale de
l'église.
Vers 1851, des travaux d'agrandissement de l'édifice devenu cathédrale sont envisagés. Les plans de la cathédrale furent dessinés par Scheffler, le chef de bataillon du Génie de la colonie
Martinique et par Robinet le capitaine du Génie et le chef des Ponts et Chaussées de l'arrondissement de Saint-Pierre en 1855.
Le style architectural choisit par Scheffler, pour les travaux de la reconstruction de la cathédrale de Saint-Pierre est le néo-classicisme puisque l'église du Mouillage était déjà bâtie de cette
manière.
D'abord simple édifice à nef unique avec deux chapelles latérales situées de part et d'autres du chœur, l'église du Mouillage était destinée à devenir une cathédrale en même temps que celle de
Fort-Royal. C'est la raison pour laquelle les autorités envisagèrent de l'agrandir afin d'avoir un monument religieux digne de sa nouvelle fonction. Les plans d'agrandissements de l'église de
Saint-Pierre et les devis, ont été adoptés en Conseil privé du 21 juillet 1854, alors que le gouverneur, après avoir inspecté l'église, trouvait qu'ils étaient mauvais et non satisfaisant. De
plus, les devis étaient incomplets. Par conséquent celui-ci demanda à l'ingénieur Scheffler de modifier les plans, car il les considérait comme défectueux .
L'église du Mouillage sera par la suite fermée, aux environs du mois d'octobre de l'année 1854, par la décision du Conseil de la cathédrale pour permettre aux travaux d'agrandissements et de
restaurations de débuter. Néanmoins la lenteur d'exécution des travaux poussa Monseigneur Etienne Le Herpeur à écrire une lettre au Ministre de la Marine et des Colonies pour lui rappeler que la
cathédrale était fermée depuis plusieurs mois et qu'une population de 8000 âmes était privée de temple pour se réunir et prier. Par conséquent il demanda au Ministre des colonies que la partie
neuve de l'édifice soit livrée au culte, car on peut y rassembler un grand nombre de fidèles. Dans la même lettre, il informa le Ministre qu'il avait ordonné à toutes les paroisses de la colonie
de célébrer une messe pour remercier Dieu de la prise de Sébastopol, comme il lui avait demandé préalablement.
Cette requête avait beaucoup d'importance, car comme à Fort-De-France, la ferveur chrétienne animait la population
Pierrotine. La religion y occupe une place importante puisque Saint-Pierre fut à la fin du XIXe siècle au cœur des luttes religieuses qui opposaient les laïques aux ecclésiastiques. Ces luttes
commencèrent par la question de l'enseignement qui était entièrement aux mains des Jésuites et des Dominicains, puis elle s'étendit peu à peu à tous les terrains. L'anticléricalisme avait donc
gagné progressivement la ville parallèlement à la Métropole. Pour le combattre, de nombreux journaux catholiques furent fondés dans la ville pour défendre les droits de l'Église. Dans le même
temps d'autres journaux furent édités pour les attaquer .
Après avoir livré la partie neuve de l'église au culte conformément à la volonté de l'évêque, un affaissement de 36 centimètres se produisit ralentissant à nouveau, le bon déroulement des
travaux. Par conséquent, le 14 juillet 1855, une commission supérieure présidée par Lagrange, l'ordonnateur de la Martinique, assisté par Borrassy conseiller privé, de Scheffler le chef de
bataillon du Génie et de d'autres hauts dignitaires de l'île, fut nommée. Cette commission fut chargée de procéder à une enquête sur les causes qui ont déterminé l'affaissement qui s'est produit
au point central de la toiture car cela peut compromettre la solidité de l'édifice. La commission fut donc autorisée à faire suspendre les travaux et même à interdire provisoirement l'accès de
l'édifice si elle le jugeait nécessaire. C'est cette commission qui présenta plus tard les nouveaux plans, devis et cahiers de charges à l'évêque le Herpeur.
A la suite de l'accident survenu pendant l'exécution des travaux d'agrandissement de la cathédrale, la commission décida finalement de fermer l'église car l'état général de la charpente et des
murs de la cathédrale, pouvait provoquer l'écroulement de tout le bâtiment. Dans ce cas, le directeur du Génie et des Ponts et Chaussées ne voulait pas prendre la responsabilité de laisser
l'église ouverte. Les nouveaux plans et les nouveaux devis sont établis par Scheffler et Robinet, à la suite de l'examen de la charpente en bois par le gouverneur. Ils sont acceptés le 21 août
1855. Le devis estimatif de la nouvelle cathédrale s'élève donc à 100000 francs. De plus une somme de 11185,11 francs est allouée pour les frais imprévus. Ce nouveau plan prévoyait d'allonger les
deux chapelles latérales jusqu'à la nef unique pour en faire des bas-côtés. L'expertise a été établie selon les prix de bases en vigueur et subira lors de l'exécution des travaux par la suite des
surenchères
Les nouveaux plans et devis furent présentés par l'ordonnateur à l'évêque Le Herpeur, au mois de septembre 1855. Celui-ci donna sa complète approbation. Selon l'ordonnateur le plan était conforme
aux données générales exposées, dans la délibération du Conseil privé du 21 août 1855.
En 1861 de nouveaux travaux de restaurations pour la façade principale de la cathédrale Notre-Dame du Bon Port, furent entrepris. La façade néo-classique fait place à une façade de style
néo-baroque
De la cathédrale Notre-Dame du Bon
Port à l'église de l'Assomption
![]()
Ensuite, A la destruction de la cathédrale par l'éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902, l'édifice est détruit en grande partie. L'église perdit donc son titre de cathédrale définitivement,
au profit de la cathédrale Saint-Louis de Fort-De-France.
Les 30000 habitants restés à cause du second tour du scrutin législatif périrent en particulier à cause d'une nuée ardente qui les a intoxiqué. De nombreuses personnes sont tuées à l'intérieur de
la cathédrale et de l'église du Fort. Derrière l'ancienne cathédrale, se trouvent le cimetière et son ossuaire où furent rassemblées les dépouilles des victimes. La ville compta que deux
survivants, Cyparis et Léon Compère.
Aux lendemains de la destruction de Saint-Pierre par le Mont Pelé, des gens venus des îles d'à côté et des communes voisines organisèrent un pillage systématique de la ville, sous le prétexte de
retrouver leur famille . Ensuite un pillage officiel fut organisé par l'État français, qui se dépêcha de récupérer l'or et les numéraires des banques de Saint-Pierre. L'État français délégua donc
une commission chargée de récupérer les bijoux se trouvant sur les cadavres, avec la promesse de les restituer aux familles des défunts, mais cela n'a pas été fait. Les gens viennent à
Saint-Pierre pour récupérer des fontaines, chercher du marbre, s'attribuer des statues et s'emparer des canons.
L'Église elle-même participa à ce sac. En effet, elle fit disparaître le bourdon de la cathédrale qui se trouve aujourd'hui dans les caves du Vatican. Ensuite le maître-autel sculpté en marbre
blanc, fut retrouvé à l'abandon dans les caves du musée de Cluny dans le cinquième arrondissement de Paris. En effet, épargné par l'éruption de 1902, l'autel qui a été classé aux Monuments
Historiques en 1995, et qui se trouvait dans l'église du Mouillage depuis 1784, a été emporté en France après le cataclysme.
En 1939, le syndicat d'initiative de la ville de la Martinique fondé par l'écrivain Théodore Baude se charge de le rapatrier. Le prête de l'église du Mouillage refusa de le mettre à l'entrée de
l'édifice, probablement par superstition. Il sera donc finalement relégué dans les jardins de la Mairie de Saint-Pierre. En 1962, il est remis aux pères Bénédictins lorsque l'évêché leur laissa
l'ancien terrain du séminaire collège pour y édifier leur monastère. Il est alors placé dans la chapelle, mais il est amputé des deux éléments qui ornaient chacune de ses extrémités, et qui
l'auraient rendu trop imposant pour l'édifice exigu. Seuls le bas-relief de l'antependium représentant la Cène, ainsi que les deux groupes de colonnes qui l'encadrent, subsistent encore.
Ensuite, la cité martyre tombe sur le coup de la loi du 15 février 1910 qui raya Saint-Pierre de la carte des communes de France et qui confia son territoire à la gestion de la commune voisine du
Carbet. Cette loi a autorisé la commune receveuse à vendre le patrimoine de la commune supprimée, et à en garder le bénéfice qui se dégageait de la liquidation de cette dernière. Ainsi
Saint-Pierre perdit en grande partie la richesse de son patrimoine archéologique. La ville ne renaîtra de ses cendres qu'après la première guerre mondiale malgré l'affluence des dons venus de
toute part. Une vingtaine d'année plus tard la commune pansa ses plaies, et Victor Depaz fit reconstruire l'édifice, en prenant comme soubassement l'étage inférieur qui fut en partie épargné par
la catastrophe.
La nouvelle église du Mouillage qui fut reconstruite par la volonté de Victor Depaz entre 1923 et 1924, lorsque
Saint-Pierre redevint une commune, a repris en partie les caractéristiques de l'ancienne cathédrale. Cependant les colonnes qui ornaient les élévations extérieures ont été remplacées par des
pilastres adossés. La façade principale actuelle est demeurée sobre comme celle de la cathédrale de Scheffler. Le décor intérieur de l'église actuelle nous donne une vague idée de celui de
l'ancien édifice. La nef principale est précédée de deux statues polychromes adossées à de grands piliers, dont une représente Sainte-Thérèse de l'enfant Jésus ,vêtue d'un drapé marron avec une
cape beige. L'autre statue représente probablement Saint-Pierre vêtu d'un drapé vert, avec les clefs du paradis. On peut trouver également une statue de Saint-Antoine de Padoue. La nef principale
se termine en un cul de four, orné de colonnes doriques. Elle est séparée des bas côtés par des colonnes doriques. L'église du Mouillage a été rebaptisée récemment église de l'Assomption, ses
vitraux ont été refait par l'artiste martiniquais d'art contemporain Victor Anicet , par le biais de l'atelier Simon Marq de Reims.
Les pierres de tailles de l'ancien édifice furent réutilisées également. Toutefois des roches volcaniques et de la brique furent rajoutées pour la maçonnerie
Le 7 mai 1980, la cathédrale Notre-Dame du Bon Port qui abrite la Vierge des Marins de la Garde, fut inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Plus tardivement, par un arrêté du 16 mars
1995, l'église du Mouillage fut classée dans sa totalité y compris le parvis, les vitraux et les murs de clôture. Tandis que les ruines de l'église du Fort furent inscrites en 1988 à l'inventaire
des monuments historiques. En définitive, l'ensemble de la ville est classé ville d'Art et d'Histoire en 1990, par la Caisse Nationale des Monuments Historiques. Par conséquent un vaste programme
de restaurations et d'aménagements des sites est entrepris.
Enfin le bénitier en marbre blanc de la cathédrale de Saint-Pierre, se trouve encore aujourd'hui à l'intérieur de l'église Saint-Laurent du dixième arrondissement de Paris. En mai 2002, lors des
fêtes de la Pentecôte et de la commémoration du centenaire de l'éruption de la Montagne Pelée, une délégation de treize paroissiens de Saint-Laurent dont huit Antillais, est partie à Saint-Pierre
remettre symboliquement le bénitier relique de l'église du Mouillage, qui se trouvait être près de la porte du 119 bis de la rue du Faubourg Saint-Martin. A cette occasion la délégation a remis à
la paroisse de Saint-Pierre une copie du bénitier relique scellant ainsi l'amitié entre les deux communautés. Ce geste symbolique fut célébré lors d'une messe solennelle à l'église du Mouillage,
le 19 mai 2002. Cependant certaines personnes auraient souhaité que le vrai bénitier retrouve sa place initiale dans la cathédrale de Saint-Pierre, puisque le jour de l'éruption de nombreuses
personnes périrent à l'intérieur de l'église.Les cryptes du sanctuaire
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Dans trois cryptes situées sous le sanctuaire, reposaient les corps des évêques décédés à Saint-Pierre, Monseigneur le Herpeur en 1858, Monseigneur Porchez en 1860 et Monseigneur Tanoux en
1899.
Toutefois à la fin du XIX es le corps de Monseigneur le Herpeur a été transféré à la cathédrale Saint-Louis de Fort-De-France.
L'orgue de la cathédrale Notre Dame du
Bon Port
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Après l'inauguration de la cathédrale de Saint-Pierre vers 1859, les autorités locales ont fait confectionner un orgue qui selon évêque Martin est réclamé par "la solennité des offices". Cet
orgue devait être réalisé en trois ou quatre mois à Paris, et Monseigneur Martin voulait qu'il soit transporté sur le premier bâtiment de l'État qui devait partir à cette époque pour la colonie
martiniquaise. Il écrivit directement à l'empereur Napoléon III , pour lui en demander la permission par une correspondance datée du 25 janvier 1859. L'évêque pensait qu'en faisant emporter
l'orgue sur un navire de l'État, cela permettrait à la Fabrique, qui était très endettée de faire quelques économies. Nous ne savons pas si cette requête a été acceptée par Napoléon
III.
Extrait de mon mémoire d'histoire de l'art : Les cathédrales de la Martinique , soutenu en 2002 à Montpellier(Paul Valéry) N'goala Raymonde copyright©.